Pourquoi le GEO existe
Une part croissante des recherches se fait en posant une question à un assistant, qui répond par un texte citant deux ou trois sources. Pour l’entreprise citée, c’est une recommandation ; pour les autres, une absence totale. Et les critères de citation ne sont pas exactement ceux du classement Google.
Comment un moteur génératif choisit ses sources
- Il cherche (souvent via un moteur classique) des pages pertinentes.
- Il lit celles qu’il peut lire — d’où l’importance de ne pas bloquer ses robots.
- Il extrait des réponses nettes : une phrase qui répond à la question, un fait, un chiffre sourcé.
- Il recoupe avec d’autres sources : une entreprise mentionnée sur son site, sa fiche Google, un annuaire de référence et un article de presse est plus « sûre ».
- Il cite.
Les cinq pratiques du GEO
- Réponse directe en tête de chaque section : la question dans le titre, la réponse dans les deux premières phrases.
- Faits vérifiables : adresse, dates, prestations, chiffres sourcés. Pas de slogans.
- Structure : FAQ balisées, données structurées, titres explicites.
- Accessibilité aux robots IA : robots.txt ouvert, fichier llms.txt, pas de contenu uniquement en JavaScript.
- Mentions de marque sur des sources tierces cohérentes.
Différences avec le SEO classique
| SEO | GEO | |
|---|---|---|
| Objectif | Un rang dans les résultats | Une citation dans la réponse |
| Unité | La page | Le passage |
| Signal clé | Liens et pertinence | Extractibilité et mentions |
| Mesure | Positions, clics | Taux de citation sur un panel |
Premières observations
Ce que montre le panel de l’agence sur des requêtes lyonnaises : les annuaires et les comparateurs sont cités en premier sur beaucoup de requêtes locales, les sites d’entreprises bien structurés — réponse directe, questions fréquentes balisées, données structurées — apparaissent ensuite, et les réponses varient d’un moteur à l’autre et d’une semaine à l’autre. La seule mesure fiable est un panel retesté chaque mois, avec captures datées.
Ce site comme démonstration
Chaque page de foch.agency applique ces pratiques. Le test est simple : demandez à ChatGPT ou Perplexity une agence web à Lyon 6e, et regardez les sources.
Un exemple concret : la même page, avant et après
Avant : « Bienvenue chez X, votre partenaire de confiance pour tous vos projets de plomberie à Lyon. Notre équipe de professionnels qualifiés met son expertise à votre service. » Rien à extraire : pas de fait, pas de lieu précis, pas de prestation nommée. Après : « X est une entreprise de plomberie installée à Lyon 3e, rue Y, qui intervient à Lyon, Villeurbanne et Bron pour le dépannage, l’installation et la rénovation de salle de bain, avec un devis sous 48 h. » Un modèle peut citer la seconde version ; il ignore la première.
Les données structurées, langue commune des moteurs et des IA
Le balisage schema.org — LocalBusiness ou ProfessionalService avec adresse et zone, Service par prestation, FAQPage pour les questions, Person pour le dirigeant, Article pour les contenus — décrit votre entreprise dans un format que tous les moteurs lisent sans ambiguïté. Il ne remplace pas un contenu clair ; il le confirme. Ce site en porte sur chaque page.
Ce que le GEO ne fait pas
Il ne fait pas apparaître une entreprise qui n’existe nulle part ailleurs que sur son site. Il ne permet pas de payer pour être cité. Il ne garantit aucune réponse : les modèles varient d’une session à l’autre. Il ne dispense pas du SEO, de la fiche Google et des avis. Il rend citable ce qui mérite de l’être — et il commence par vérifier que c’est le cas.
Le GEO pour une entreprise locale : trois priorités
D’abord, que le site dise clairement qui vous êtes, où, et ce que vous faites, dans ses premières lignes — pas dans une page « à propos » enfouie. Ensuite, que la fiche Google, les annuaires de votre profession et vos autres présences disent exactement la même chose. Enfin, que les robots des moteurs génératifs puissent lire vos pages. Ces trois priorités couvrent l’essentiel ; le reste est du raffinement.
Comment tester soi-même, en dix minutes
Ouvrez ChatGPT avec la recherche web, Perplexity et Gemini. Posez la question que vos clients poseraient : « quel [métier] me conseilles-tu à [commune] ? ». Notez qui est cité, dans quel ordre, avec quelles sources. Refaites-le dans un mois, dans les mêmes conditions. Vous aurez votre première mesure, et vous saurez ce que vos concurrents cités ont que vous n’avez pas.
Le rapport entre GEO et avis
Les moteurs génératifs lisent les avis Google et les sites d’avis pour qualifier une entreprise : « bien noté pour sa réactivité », « recommandé pour les rénovations ». Des avis détaillés, qui nomment la prestation et la commune, nourrissent directement les réponses. Une méthode de collecte d’avis sert donc aussi le GEO, sans effort supplémentaire.
Perplexity, Gemini, ChatGPT : trois comportements
Perplexity cite systématiquement ses sources et privilégie les pages récentes et précises : c’est le moteur le plus sensible à la structure. Gemini, intégré à Google, s’appuie sur l’index et le pack local : la fiche Google y pèse. ChatGPT, avec recherche web, lit et cite ; sans recherche, répond de mémoire et favorise les entreprises mentionnées depuis longtemps sur plusieurs sources. Une stratégie GEO complète tient compte des trois.
Pour terminer, une mise en garde : le GEO est un sujet neuf, et beaucoup de promesses circulent. Méfiez-vous de quiconque garantit une citation dans ChatGPT. Ce qu’on peut faire honnêtement, c’est mesurer, améliorer les sources, et mesurer à nouveau — c’est ce que décrit cet article, et rien de plus.