Pourquoi une refonte coûte plus qu’une création
Créer un site, c’est partir d’une page blanche. Refondre un site, c’est partir d’un existant qui a des adresses connues de Google, des positions, des liens externes, des contenus que des clients ont lus, parfois des données — comptes, commandes, formulaires. Tout cela doit être inventorié, décidé, redirigé, migré, testé. Une refonte qui ignore ce travail coûte moins cher au devis et beaucoup plus cher après, quand le trafic chute de moitié. Le prix d’une refonte honnête inclut donc un poste que la création n’a pas : la migration.
Les postes d’un devis de refonte, et leur poids
L’audit de l’existant — pages, positions, liens, performance, contenus à garder — représente quelques jours. Le plan de redirection, page par page, dépend du nombre d’adresses : une demi-journée pour cinquante pages, plusieurs jours pour des milliers. Les maquettes sur trois écrans, comme pour une création. Les contenus : le poste le plus variable, selon qu’on reprend, réécrit ou crée. Le développement, comme pour une création, plus l’intégration des redirections et des données. La migration des données — produits, comptes, articles — selon la technologie. La recette page par page, avant et après bascule, et le suivi de trente jours. Sur un devis type, les contenus et le développement pèsent la moitié, la migration et les redirections un quart, l’audit et la recette le reste.
Ce qui fait exploser le prix
Un site existant sans accès — l’ancien prestataire détient tout —, qui oblige à reconstruire l’inventaire à la main. Un site à plusieurs milliers de pages dont personne ne sait lesquelles servent. Des contenus à réécrire entièrement parce qu’ils sont périmés ou copiés. Un changement de technologie avec des données à migrer — une boutique, un espace client. Un changement de domaine, qui ajoute les déclarations et un suivi plus long. Une refonte du design en même temps que de la structure, qui multiplie les décisions. Chacun de ces éléments est légitime ; ce qui ne l’est pas, c’est de les découvrir après le devis.
Comment réduire la facture sans perdre le référencement
Garder les adresses qui fonctionnent : chaque adresse conservée est une redirection en moins et une position préservée. Ne réécrire que les contenus qui en ont besoin — ceux qui sont périmés, faibles ou copiés — et reprendre les autres tels quels, améliorés à la marge. Refondre par étapes : d’abord la structure et la technique, puis le design, puis les contenus, plutôt que tout en même temps. Fournir vous-même l’inventaire de ce qui doit rester, si vous avez la Search Console. Choisir une technologie qui ne vous enferme pas, pour que la prochaine refonte soit une évolution. Et refuser une refonte quand le site a surtout besoin d’être corrigé — c’est parfois la conclusion honnête d’un audit.
Ce qu’il ne faut pas économiser
Le plan de redirection page par page : sans lui, la refonte perd le trafic, et le prix économisé est reperdu dix fois. La recette avant bascule : une semaine qui évite les erreurs qu’on découvre un mois trop tard. Le suivi des trente jours : les erreurs d’exploration corrigées le premier jour ne coûtent rien ; celles découvertes plus tard coûtent des positions. La performance : un site refait qui s’affiche en cinq secondes perd ce que la refonte devait gagner. Ces postes représentent une part modeste du devis et décident du résultat.
Refonte, correction ou nouveau site : décider sur l’audit
Un site lent mais bien structuré a besoin d’une correction technique, pas d’une refonte. Un site beau mais sans contenu a besoin de contenus, pas d’un nouveau design. Un site à template abandonné, sans accès, sur une technologie morte, a besoin d’un nouveau site — avec une migration. L’audit tranche entre ces trois cas avec des mesures, et le devis qui en découle correspond au besoin. Une agence qui propose une refonte complète sans audit propose ce qui lui rapporte le plus.
Le cas des boutiques en ligne
Une refonte de boutique ajoute la migration des produits, des clients, des commandes et des moyens de paiement, la reprise des adresses de milliers de fiches et de catégories, et une bascule qui ne doit pas interrompre les ventes. Elle se planifie hors saison, se teste avec des commandes réelles sur la version fermée, et se suit jour par jour. Son prix est proportionnel au catalogue ; sa préparation est ce qui distingue une refonte qui vend dès le lendemain d’une refonte qui perd un mois de ventes.
Les fourchettes, et ce qu’elles veulent dire
Une refonte de site vitrine de dix à quinze pages, sur le même domaine, avec des contenus repris et améliorés, coûte l’équivalent d’une création de site vitrine complet, plus un quart pour la migration. Une refonte avec réécriture complète et changement de technologie coûte davantage. Une refonte de boutique dépend du catalogue. La grille tarifaire publique de l’agence donne ses fourchettes ; le devis les fixe poste par poste, après l’audit. Chez FOCH AGENCY, une refonte se situe entre 3 900 et 8 900 € HT selon le nombre de pages à reconstruire, le volume de redirections et la rédaction à reprendre ; le devis, envoyé sous 48 h après l’audit, détaille chaque poste.