Étape 1 — Propriété et doublons
Vérifiez que vous administrez la fiche avec un compte Google pérenne (pas celui d’un ancien salarié). Recherchez les doublons : même nom, ancienne adresse, ancien numéro. Fusionnez ou signalez-les.
Étape 2 — Nom, adresse, téléphone
Le nom est votre raison sociale ou enseigne, sans mots-clés ajoutés (Google sanctionne « Plombier Lyon Dupont »). L’adresse et le téléphone doivent être rigoureusement identiques à ceux du site et des annuaires.
Étape 3 — Catégories
La catégorie principale décrit votre activité première. Les secondaires couvrent le reste. Regardez ce que choisissent les fiches qui vous devancent.
Étape 4 — Description et prestations
Une description de 750 caractères maximum, rédigée : ce que vous faites, pour qui, où, depuis quand, ce qui vous distingue. Puis les prestations, une par une, avec une description et si possible un prix.
Étape 5 — Photos
Logo, couverture, extérieur, intérieur, équipe, réalisations, matériel. Récentes, nettes, nommées avant téléversement. Ajoutez-en régulièrement.
Étape 6 — Attributs, horaires, zone de service
Accessibilité, moyens de paiement, rendez-vous, langues. Horaires exacts, jours fériés renseignés. Zone de service réaliste pour les entreprises mobiles.
Étape 7 — Questions-réponses
Posez vous-même les cinq questions que vos clients vous posent au téléphone, et répondez-y. Sinon, quelqu’un d’autre le fera.
Étape 8 — Avis
Demandez un avis après chaque prestation, avec le lien direct. Répondez à tous, y compris aux négatifs, factuellement. Jamais d’avis achetés ni échangés.
Étape 9 — Posts
Un post par semaine : actualité, réalisation, offre, conseil. Avec photo et lien vers la page concernée du site.
Étape 10 — Lien vers le site
Le site renseigné dans la fiche doit être la page qui correspond à l’établissement, et chaque prestation peut pointer vers sa page. Le site et la fiche se confirment mutuellement.
Les attributs, souvent oubliés
Google propose, selon la catégorie, des attributs : accessibilité en fauteuil, paiement sans contact, rendez-vous en ligne, wifi, terrasse, dirigé par une femme, prise en charge d’urgences, langues parlées. Ils s’affichent dans la fiche et filtrent certaines recherches (« restaurant avec terrasse »). Les renseigner prend dix minutes et les concurrents ne le font pas.
La description : ce qu’il faut y écrire
Sept cent cinquante caractères, sans lien ni promotion. Dans l’ordre : ce que vous faites (les prestations principales), pour qui, où (la commune et les quartiers ou communes couvertes), depuis quand, ce qui vous distingue de façon vérifiable (une spécialité, une certification, un délai). Pas d’adjectifs, pas de mots-clés répétés. Google la lit pour comprendre la fiche ; les clients la lisent pour se décider.
Fiche et site : la liaison qui compte
Le lien principal de la fiche pointe vers la page qui correspond à l’établissement — pas forcément l’accueil, et jamais une page « contact » vide. Chaque prestation renseignée dans la fiche peut pointer vers sa propre page du site. Le nom, l’adresse et l’e-mail sont identiques des deux côtés. Quand la fiche et le site se confirment mutuellement, Google leur fait davantage confiance à tous les deux.
Les produits et prestations, avec prix
Google permet de lister des prestations (pour les services) ou des produits (pour les commerces), avec description et prix. Ils s’affichent dans la fiche et peuvent apparaître directement dans les résultats. Renseignez-les avec les mêmes intitulés que vos pages, et des prix réels quand vous les affichez ailleurs ; « sur devis » est admis.
Les messages et la réservation
La fiche peut activer les messages (une messagerie instantanée) et un bouton de réservation relié à un outil tiers. Les messages exigent une réponse rapide, sinon Google désactive la fonction ; ne les activez que si quelqu’un peut répondre dans la journée. La réservation convient aux métiers à rendez-vous.
Vérifier ce que Google a changé sans vous
Google modifie parfois les fiches à partir de suggestions d’internautes ou de ses propres données : catégorie, horaires, attributs. Un contrôle mensuel de la fiche — cinq minutes — évite qu’une erreur reste en ligne pendant des mois. L’agence l’inclut dans le suivi ; vous pouvez aussi le faire vous-même.
Qui doit gérer la fiche dans l’entreprise
Une personne identifiée, avec un compte Google pérenne appartenant à l’entreprise, pas à un salarié. Elle tient les horaires, publie une photo ou un post par semaine, répond aux avis dans les 48 heures et vérifie la fiche une fois par mois. Une heure par mois suffit. L’agence peut le faire pour vous, ou vous former à le faire vous-même.
Une fiche, dix minutes par semaine
Lundi : vérifier les horaires de la semaine, surtout les jours fériés. Mercredi : publier une photo ou un post. Vendredi : répondre aux avis reçus et relancer les clients de la semaine. Une fois par mois : contrôler que Google n’a rien modifié, lire les statistiques, comparer avec le mois précédent. C’est peu, et c’est ce qui sépare une fiche vivante d’une fiche abandonnée.
Pour conclure : la fiche Google est le seul outil de cet article qui produit des appels dès la semaine suivante, sans site et sans budget. Si vous ne faites qu’une chose après cette lecture, faites celle-là — et faites-la chaque semaine, parce qu’une fiche complète mais figée redescend en quelques mois.