1. Aucun mot-clé négatif
Sans liste d’exclusions, vous payez « plombier gratuit », « formation plombier », « salaire plombier ». Corriger : lire le rapport des termes de recherche chaque semaine et exclure.
2. La requête large sans contrôle
Le ciblage « large » laisse Google élargir à des recherches qu’il juge proches. Sans mots-clés négatifs et sans données de conversion, il élargit trop. Corriger : expression exacte ou expression au lancement.
3. Le ciblage géographique par défaut
« Personnes situées dans la zone ou intéressées par elle » inclut des internautes à l’autre bout de la France. Corriger : « personnes situées dans la zone », rayon précis autour de Lyon.
4. Les clics envoyés vers l’accueil
L’internaute qui a cherché « rénovation salle de bain » arrive sur une page qui parle de tout. Il repart. Corriger : une page d’atterrissage par offre.
5. Pas de suivi des conversions
Sans mesure des formulaires et des appels, on optimise à l’aveugle et Google aussi. Corriger : conversions installées et testées avant le premier euro.
6. Une seule annonce par groupe
Pas de test, pas d’amélioration. Corriger : plusieurs variantes, les meilleures conservées.
7. Le réseau Display activé par défaut
Vos annonces textuelles diffusées sur des sites sans rapport. Corriger : réseau de recherche uniquement pour les campagnes de recherche.
8. Les horaires ignorés
Payer des clics le dimanche à 3 h pour un cabinet fermé. Corriger : calendrier de diffusion.
9. Les extensions absentes
Sans extensions d’appel, de lieu, de liens annexes, l’annonce est plus petite et moins cliquée. Corriger : toutes les extensions pertinentes.
10. Personne ne regarde
Le compte tourne seul depuis six mois. Corriger : une revue hebdomadaire, même courte.
L’audit gratuit
Ces dix points constituent l’audit Google Ads gratuit de l’agence : un rapport par point, sans engagement.
Comment lire le rapport des termes de recherche
Dans Google Ads, le rapport des termes de recherche liste les requêtes réellement tapées par les internautes qui ont vu ou cliqué vos annonces — pas les mots-clés que vous avez choisis. Triez par coût, et lisez les cinquante premiers : chaque terme sans rapport avec votre offre est un mot-clé négatif à ajouter. Faites-le chaque semaine les premiers mois ; c’est la seule tâche qui, à elle seule, réduit le gaspillage de façon visible.
Les mots-clés négatifs de base pour un artisan lyonnais
Gratuit, formation, emploi, salaire, recrutement, cours, école, définition, comment faire, soi-même, tuto, occasion, pièce détachée, particulier à particulier, et les noms des enseignes de bricolage. Puis les villes hors zone. Puis, au fil du rapport des termes de recherche, tout ce qui ne correspond pas à un client. La liste vit ; elle n’est jamais terminée.
Le suivi des conversions, expliqué simplement
Une conversion est une action qui compte pour vous : un formulaire envoyé, un e-mail cliqué, une réservation. Le suivi consiste à dire à Google Ads quand elle se produit, pour qu’il sache quels clics l’ont provoquée. Sans cela, il optimise sur les clics — ce qui l’arrange — et vous ne saurez jamais ce que coûte une demande. La mise en place prend une heure ; elle précède le premier euro dépensé.
Le score de qualité, et ce qu’il coûte
Google attribue à chaque mot-clé un score de qualité, de 1 à 10, selon le taux de clic attendu, la pertinence de l’annonce et l’expérience de la page d’atterrissage. Un score faible fait payer chaque clic plus cher et affiche l’annonce moins haut. Le remonter passe par des annonces qui reprennent le mot-clé, des groupes d’annonces resserrés et une page qui répond exactement à la requête. C’est un levier de coût direct, souvent ignoré.
Les campagnes de marque : payer pour son propre nom
Enchérir sur son propre nom peut se justifier si un concurrent le fait, ou pour contrôler le message ; sinon, c’est payer des clics que le référencement naturel apporterait gratuitement. Vérifiez la part du budget dépensée sur votre nom ; si elle est élevée sans raison, réduisez-la et mesurez si les demandes baissent — souvent, non.
Que faire d’un compte qui a tout faux
Le restructurer plutôt que le corriger point par point : nouvelles campagnes par offre, groupes resserrés, mots-clés en expression exacte, listes négatives, suivi des conversions, pages d’atterrissage dédiées. Les anciennes campagnes sont mises en pause, pas supprimées, pour conserver l’historique. Les premières semaines servent à réapprendre ; le coût par demande se juge au deuxième mois.
Les extensions, et ce qu’elles rapportent
Les extensions — liens annexes, accroches, extraits de site, lieu, appel, prix, formulaire — agrandissent l’annonce, améliorent son taux de clic et donc son score de qualité. Elles sont gratuites. Les plus utiles pour une entreprise locale : l’extension de lieu (reliée à la fiche Google), les liens annexes vers les pages de prestation, et les accroches qui disent le délai et la zone. Un compte sans extensions paie chaque clic plus cher pour une annonce plus petite.
Le coût de ces erreurs, en pratique
Sur les comptes que l’agence audite, la part du budget dépensée sur des requêtes hors cible, des zones hors périmètre ou des horaires fermés est souvent significative, et invisible pour l’entreprise parce que personne ne lit le rapport des termes de recherche. Le premier mois de correction rend en général cette part visible ; le deuxième la supprime.