Les trois outils, et comment y accéder

La Search Console est gratuite : ajoutez votre site, vérifiez-le par le domaine, et attendez quelques jours de données. L’outil de mesure de vitesse de Google — PageSpeed Insights — fonctionne sans compte, adresse par adresse. Un explorateur de site — Screaming Frog en version gratuite, limitée à cinq cents adresses — s’installe sur un ordinateur et parcourt le site comme un robot. Avec ces trois outils, vous voyez ce que Google voit.

Étape 1 : ce que Google indexe, et ce qu’il ignore

Dans la Search Console, la rubrique « Pages » dit combien de pages sont indexées et pourquoi les autres ne le sont pas : bloquées, en double, redirigées, introuvables, explorées mais non indexées. Comparez le nombre de pages indexées au nombre de pages réelles du site. Les écarts sont vos premiers chantiers : des pages importantes absentes de l’index, ou des centaines de pages inutiles qui l’encombrent. Tapez aussi « site:votredomaine.fr » dans Google pour voir la liste brute.

Étape 2 : les pages, les titres, les descriptions

Lancez l’explorateur sur votre site. Il liste chaque adresse avec son code de réponse, son title, sa description, son titre principal, ses liens. Filtrez : les titles en double ou trop longs, les descriptions absentes, les pages sans titre principal ou avec plusieurs, les erreurs 404, les redirections en chaîne, les pages sans lien entrant. Exportez la liste : c’est votre plan de corrections, classé par nombre de pages concernées.

Étape 3 : la vitesse sur mobile

Mesurez vos cinq pages les plus importantes — accueil, services principaux, contact — avec l’outil de Google, en mode mobile. Notez les trois Core Web Vitals et les causes listées : images trop lourdes, scripts, polices, serveur. Un site sous deux secondes est en bonne santé ; un site à cinq secondes perd des visiteurs et des positions. La Search Console, rubrique « Signaux web essentiels », donne l’état de toutes les pages.

Étape 4 : la fiche Google et la cohérence locale

Ouvrez votre fiche Google comme un client : catégorie, adresse, horaires, téléphone, site, photos, avis, réponses. Comparez le nom, l’adresse et le numéro avec ceux du site et des annuaires où vous êtes inscrit — la moindre différence brouille. Tapez votre métier et votre commune depuis un téléphone, à deux endroits de la commune : êtes-vous dans les trois résultats du pack local ? Sinon, qui y est, et qu’ont-ils que vous n’avez pas — avis récents, photos, catégorie exacte, page locale sur le site ?

Étape 5 : les contenus face aux requêtes

Dans la Search Console, rubrique « Performances », listez les requêtes qui vous apportent des impressions et des clics, et celles où vous apparaissez en page deux ou trois. Pour chacune, une page répond-elle précisément, dans les deux premières phrases ? Y a-t-il une page par prestation, par commune réellement couverte, par question fréquente ? Les pages ont-elles un contenu propre ou des copies ? Cette étape est la plus longue et la plus rentable : elle dit quels contenus manquent.

Un exemple de plan de corrections après l’audit

Semaine 1 : retirer la directive qui bloque trois pages importantes, corriger les huit erreurs 404 par des redirections, déclarer les dimensions des images de tête. Semaine 2 : réécrire les titles et descriptions des douze pages qui reçoivent des impressions sans clics, ajouter des liens internes vers les quatre pages orphelines. Semaine 3 : compléter la fiche Google — catégorie, services, photos —, corriger l’adresse sur deux annuaires. Mois 2 et suivants : rédiger une page par prestation manquante et une page par commune réellement couverte. Chaque ligne a un responsable et une date ; la Search Console mesure un mois après.

Ce que cet audit ne voit pas

Les logs du serveur, qui montrent ce que Google explore vraiment sur un gros site. Le profil de liens entrants et les liens toxiques, qui demandent un outil payant. La concurrence en détail, requête par requête. Les données structurées invalides, sans l’outil de test. Les problèmes de rendu côté client, qui demandent des outils avancés. La stratégie — quelles requêtes viser, dans quel ordre. Pour un site vitrine, l’audit gratuit couvre l’essentiel ; pour une boutique ou un site à plusieurs centaines de pages, il indique qu’un audit complet est nécessaire.

Classer les corrections

Classez ce que vous avez trouvé par impact et par effort : d’abord ce qui bloque l’indexation et la vitesse, ensuite les balises et les pages orphelines, puis la fiche Google et la cohérence, enfin les contenus à créer. Les trois premières familles se corrigent en quelques jours ; la dernière est un travail de mois. Un plan écrit, même court, vaut mieux qu’une liste d’anomalies — et il sert de base pour parler à un prestataire, si vous en cherchez un.

Et l’audit gratuit de l’agence

L’audit en huit points que propose l’agence reprend cette méthode, avec les outils complets, et restitue un plan priorisé en rendez-vous. Il est gratuit et sans engagement : beaucoup d’entreprises repartent avec la liste et corrigent seules ce qui se corrige seul. Faire d’abord l’audit soi-même est une bonne façon de poser les bonnes questions à un prestataire ensuite.