Le rétroplanning d’un site vitrine, semaine par semaine

Semaine 1 : rendez-vous de cadrage, entretiens, plan du site. Semaines 2 et 3 : maquettes de l’accueil et des gabarits sur trois écrans, validation. Semaines 3 à 5 : rédaction des pages à partir des entretiens, relecture par vous, intégration, photos. Semaine 6 : recette — mobile, accessibilité, formulaires, performance —, Search Console, fiche Google reliée. Semaine 7 : mise en ligne, formation d’une heure. Chaque semaine a un livrable et une validation ; c’est la validation qui tient ou fait glisser le calendrier.

Le rétroplanning d’une boutique en ligne

Semaine 1 : cadrage et choix de la solution sur vos chiffres. Semaines 2 et 3 : structure et thème. Semaines 3 à 6 : catalogue importé, fiches rédigées, photos, variantes, stocks. Semaines 6 et 7 : paiement, livraison, taxes, e-mails, tunnel testé par des commandes réelles. Semaines 8 et 9 : mise en ligne, flux Shopping, formation. Ce qui allonge : un catalogue à photographier, des fiches à rédiger en nombre, une logistique complexe, une migration depuis une boutique existante.

Le rétroplanning d’un site sur mesure

Semaines 1 et 2 : cadrage, direction artistique en deux pistes, choix. Semaines 3 et 4 : maquettes de tous les gabarits, validation. Semaines 4 à 8 : rédaction et développement en parallèle, images, données structurées, accessibilité. Semaine 9 : recette et mise en ligne. Ce qui allonge : des fonctionnalités spécifiques, un multilingue, des contenus nombreux, des allers-retours sur la direction artistique.

Le rétroplanning d’une refonte

Semaine 1 : inventaire de l’existant — pages, positions, liens, contenus à garder. Semaine 2 : plan de redirection page par page. Semaines 2 à 4 : maquettes. Semaines 4 à 8 : contenus repris ou réécrits, développement, migration des données. Semaine 9 : recette page par page sur la version fermée, comparée à l’ancien site. Semaine 10 : bascule hors saison, tôt le matin, puis trente jours de suivi. Ce qui allonge : un site sans accès ni historique, des milliers d’adresses, une boutique à migrer, un changement de domaine.

Ce qui fait déraper les délais côté client

Les contenus qui n’arrivent pas : textes promis, photos à fournir, listes de prestations, informations légales. Les validations qui traînent : une maquette qui attend trois semaines une réponse, un texte relu un mois plus tard. Les accès manquants : domaine chez un ancien prestataire, hébergement dont personne n’a le mot de passe, fiche Google créée par quelqu’un d’autre. Les décisions qui changent : une page ajoutée, une prestation retirée, un logo refait en cours de route. Les périodes d’absence non annoncées. Aucun de ces points n’est un reproche ; ce sont les causes réelles, et elles se préviennent en les nommant dans le rétroplanning.

Ce qui fait déraper les délais côté prestataire

Un cadrage bâclé qui oblige à revenir sur le plan du site. Des maquettes livrées sans validation intermédiaire, refaites ensuite. Une rédaction confiée à quelqu’un qui n’a pas participé aux entretiens. Une charge mal évaluée, plusieurs projets en même temps. Une recette faite en une heure la veille de la mise en ligne. Un prestataire sérieux annonce ses délais avec ses conditions, et dit quand un délai ne pourra pas être tenu — avant, pas après.

Comment tenir la date : la méthode

Un rétroplanning écrit dès le devis, avec les livrables de chaque semaine, ce que vous devez fournir et quand, et une date de mise en ligne. Un entretien plutôt qu’une demande de textes : trente minutes de conversation remplacent trois heures d’écriture que vous n’auriez pas faites. Des validations courtes et datées : une maquette se valide en quarante-huit heures ou se discute en rendez-vous. Les accès récupérés la première semaine. Une marge d’une semaine dans le calendrier pour l’imprévu. Et une règle : ce qui n’est pas fourni à temps est remplacé par un emplacement visible, marqué à compléter, plutôt que de bloquer la mise en ligne — le site part, et se complète.

Les délais qui n’ont rien à voir avec la création

Le référencement : un site mis en ligne n’apparaît pas le lendemain sur ses requêtes — quelques semaines pour être indexé et apparaître sur son nom, deux à quatre mois pour les requêtes locales peu disputées, davantage pour les requêtes concurrentielles. Le nom de domaine : un transfert prend quelques jours ; un domaine à racheter, parfois des semaines. Les photographies : une séance se planifie avec le photographe et la lumière. Ces délais s’anticipent dans le rétroplanning ; ils ne s’accélèrent pas.

Un site en trois jours : ce que ça veut dire

Les offres de site « en 72 heures » livrent un modèle rempli de vos textes, sans cadrage, sans rédaction, sans recette, sans référencement. Elles conviennent à un besoin d’existence minimale. Un site qui doit produire des demandes demande des entretiens, une rédaction, des validations, une recette — c’est-à-dire des semaines. La différence de délai est la différence de travail, et elle se voit dans les résultats.